conscience de soi et compréhension des relations humaines, écriture, accompagnement, coaching, nouveau paradigme
14 Mars 2006
Tu avais toujours le sourire, et puis des yeux bleus magnifiques. Tu avais les mains si douces, du haut de tes quatre-vingt six printemps.<o:p></o:p>
Tu faisais les meilleures omelettes de toute la famille. Les meilleurs brioches, aussi. Ton jardin était un vrai trésor dans lequel tu puisais les meilleurs repas improvisés.<o:p></o:p>
Tu étais généreuse. Belle et généreuse. Tu as connu la guerre et tu as sauvé ta famille. Tu as franchi les Alpes à pied et, sans toi, nous ne serions jamais nés.<o:p></o:p>
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La veille de ton départ, j’étais derrière la porte, Mémé.<o:p></o:p>
Ils n’ont pas voulu me laisser entrer dans la chambre. J’étais trop petit, qu’ils disaient, ça allait me choquer. J’ai beaucoup prié pour toi, tu sais. J’ai tellement souhaité que tu ne souffres pas, que tu partes dignement, la tête haute et facilement … Le ciel ne m’aura pas entendu, et mes larmes n’auront rien changé. Je t’aime encore, Mémé. Tu es toujours là, dans mon cœur, à une petite place bien au chaud, que je ne garde rien que pour toi.
Et pourtant, nous ne nous sommes pas beaucoup parlé, n’est-ce pas ? Toujours quelqu’un avec nous, toujours quelqu’un entre nous, de sorte que nous n’avons jamais vraiment eu le temps …<o:p></o:p>
Toi, tu as vu tout un siècle passer, et moi, je ne l’aurai que vu mourir.<o:p></o:p>
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Je t’amènerai des fleurs, cette année. Dix-sept ans, c’est un bel âge ! Tu es bientôt majeure, de l’autre côté ? Pour quel dieu vas-tu voter ?<o:p></o:p>
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Choisis-en un plus présent et plus ambitieux.<o:p></o:p>
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Ici, tu sais, en plus de ton absence, on se sent parfois un peu abandonné.<o:p></o:p>
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