conscience de soi et compréhension des relations humaines, écriture, accompagnement, coaching, nouveau paradigme
8 Mars 2006
Je l’aimais bien, l’adjudant.<o:p></o:p>
Un de ces hommes de guerre à qui l’on trouve des circonstances atténuantes. Un de ces fous à qui l’on se surprend parfois à donner raison.<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
La dernière fois que j’ai dû entendre parler de lui, c’était à la radio.<o:p></o:p>
Un ancien militaire avait été arrêté avec tout un arsenal sur sa propriété.<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Moi, je serais bien allé le délivrer, l’adjudant, s’il m’avait laissé emporter mon char d’assaut, quand j’ai quitté l’armée.<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Au lieu de ça, je suis redevenu complètement civil.<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
J’ai fait exactement tout ce qu’il ne supportait pas chez les civils : j’ai écouté la radio, j’ai fermé le poste, et je n’ai pas bougé.<o:p></o:p>
J’ai juste eu une petite pensée pour lui, à l’adjudant.<o:p></o:p>
Un peu comme ces petites prières que l’on a pour ceux qui sont presque déjà morts.
<o:p></o:p>