conscience de soi et compréhension des relations humaines, écriture, accompagnement, coaching, nouveau paradigme
15 Janvier 2008
Le Dr Maura Gillison et son équipe, du Johns Hopkins Kimmel Cancer Center (dans le Maryland, aux Etats-Unis) se sont penchés sur les cas de 100 malades des deux sexes, atteints d'un cancer de l'oropharynx.
Le résultat laisse à réfléchir. « Parmi ces patients » soulignent les auteurs, « ceux dont la contamination par l'une ou l'autre souche de HPV » dont le rôle oncogène est désormais bien connu, n.d.l.r. « était connue avaient un risque de cancer oropharyngé 32 fois supérieur à celui de la population générale ». C'est beaucoup plus que la multiplication par 3 associée au tabagisme, ou par 2,5 qui serait liée à l'intoxication alcoolique Un autre travail américain mené par une équipe de la Brown University, confirme d'ailleurs ce constat.
Plus encore, parmi des patients non connus pour avoir été contaminés par le HPV, ceux qui avaient eu des rapports buccaux avec plus de 6 partenaires au cours de leur vie ont vu leur niveau de risque multiplié par 8,6. Le risque par conséquent, viendrait pour l'essentiel de la multiplicité des partenaires.
Toutefois, l'auteur se veut rassurante. « Le cancer de l'oropharynx est rare et la majorité des personnes qui ont une infection buccale à papillomavirus ne développent pas (nécessairement) un cancer de la gorge ».
Source : New England Journal of Medicine, mai 2007, Journal of the National Cancer Institute, novembre 2007