conscience de soi et compréhension des relations humaines, écriture, accompagnement, coaching, nouveau paradigme
13 Novembre 2006
Bregman était déjà coupable ici !
— Je reformule ma question : qui t’a dit que j’étais Dieu ?
— Vous n’êtes pas Dieu ?
— Te crois-tu suffisamment évolué pour pouvoir Le rencontrer ?
— Je n’ai jamais demandé à vous rencontrer, moi, c’est vous qui m’avez, euh … "convoqué" ? C’est ça ? On peut dire ça comme ça ?
— Je ne t’ai pas convoqué : nous avions rendez-vous ensemble. Un rendez-vous déjà prévu de longue date !
— Excusez-moi du peu, mais il semblerait que je n’ai plus toute ma tête, depuis que vous m’avez laissé en bas dans le coma ! Vous dites "un rendez-vous"… Comment ça, un rendez-vous ? Une convocation, vous voulez dire, non ?
— Non, pas une convocation : un rendez-vous. Quelque chose qui a su tomber d’un commun accord.
— Et vous n’êtes pas Dieu ?
— Non.
— Alors… qui êtes-vous, bon sang ? Vous croyez que c’est drôle, de communiquer avec un personnage masqué qui ne dévoile jamais son identité ?
— Le masque que tu perçois n’est que le fruit de tes élaborations mentales. Plus tu te voiles la face, plus ce masque te paraîtra obscur. Un peu comme en bas, finalement ! N’as-tu jamais remarqué que l’idée que tu te fais des choses et des êtres modifie l’image propre de ces choses et de ces êtres ?
— Pour ma part, j’y vois clair, merci.
— Pas assez pour me voir au-delà de ce masque, cependant…
— Si je trouve qui vous êtes, vous me relâchez ?
— Si tu trouves qui je suis, tu auras fait le premier pas pour pouvoir enfin modifier ta vie.
— Chic ! Je vais pouvoir jouer à « qui est-ce », alors ? Je pose des questions, et vous répondez par oui ou par non, c’est ça ?
— Ah ! Ah ! Ah ! "Qui est-ce ?" J’aurai bien tout entendu !
— Au moins, nous pourrions avancer ! Première question : es-tu un homme ?
— Laisse tomber ces questions que je laisserai sans réponse. Réponds plutôt aux miennes, et nous avancerons plus vite. Je vais prononcer un mot : tu vas m’en donner ta définition, puis évoquer ce que tu ressens vis-à-vis de ce mot. Es-tu prêt ?
— Oui.
— Colère.
— Colère ?
— Colère.
— Ma définition de la colère, c’est… La colère est une explosion vive due au mélange inadapté de deux émotions qui ne savent pas s’exprimer en toute sérénité.
— As-tu un exemple ?
— L’amour et la peur de ne pas être aimé, par exemple. Cela peut donner de la colère. Les émotions sont des produits chimiques, dont les réactions ont parfois tendance à nous échapper.
— Qu’est-ce que cela évoque, la colère, pour toi ?
........ 08/12/2006 : Cette histoire reprendra son cours dans quelques années…